Présents pour le rectorat :
- M. Jean-François CHANET, Recteur de l’académie de Créteil
- M. Madjid Ouriachi, Directeur de cabinet du recteur
- M. David BERAHA, Secrétaire général adjoint, DRH
Présents pour le SNALC :
- M. Loïc VATIN, Président du SNALC, commissaire paritaire
- M. Franck MOULS, Vice-Président, commissaire paritaire, représentant des AED et AESH
- M. Aissam KROUNA, Représentant des PLP, commissaire paritaire
- M. Olivier DURAND, commissaire paritaire
- Mme Safia MEDINI, Représentante des contractuels, élue en CCP, déléguée auprès du rectorat
Le SNALC-Créteil a été reçu par M. le Recteur de l’académie de Créteil, M. le Directeur de Cabinet, et M. le DRH le mercredi 11 mars à 17 h. Lors de cette entrevue de deux heures, les points suivants ont été abordés :
1) Sécurité des établissements :
Les collègues menacés ou agressés physiquement sont hélas toujours trop nombreux. Ils ne doivent pas hésiter à signaler tout comportement inacceptable de la part d’élèves ou de parents à leur endroit. M. le Recteur a réaffirmé son soutien et sa volonté inébranlable de faire respecter l’ordre républicain. Il a rappelé que désormais la protection fonctionnelle est accordée systématiquement à tout collègue ayant subi des faits de violence caractérisé, et que la DRH fait le maximum pour suivre au plus près les collègues concernés.
Nous sommes toujours sous le régime Vigipirate, et les chefs d’établissements ont pour consigne d’être particulièrement rigoureux dans le contrôle des accès à leur établissement. M. le Recteur a rappelé qu’en cas d’agression d’un professeur, le conseil de discipline doit être systématique, et que le rectorat dispose de sept EMS (équipes mobiles de sécurité).
2) Laïcité :
Sur ce point aussi M. le Recteur a assuré de sa volonté de faire respecter la loi. Des visites d’établissements sont prévues par l’administration pour constater de visu les situations signalées par les collègues.
3) les lettres classiques
Concernant les lettres classiques, les professeurs passent pour des privilégiés aux yeux de leurs collègues, et les textes ne sont que trop peu respectés à cause de l’autonomie des établissements et de la réforme du collège de 2016.
Il est rappelé que le rectorat ne fixe aucun seuil minimal pour l’ouverture des options, et demande aussi que les collègues concernés lui signalent les tentatives de certains chefs d’établissements de décourager les élèves à poursuivre latin et grec, tout particulièrement en Seconde.
le Recteur déplore toutefois une situation très dégradée, le manque de professeurs étant criant, et le vivier décroissant d’étudiants en lettres classiques ne permet pas d’être optimiste pour l’avenir.
A contrario, certaines disciplines (comme l’informatique) et spécialités (comme NSI) sont trop peu demandées par les élèves, ce qui interroge sur le recrutement de professeurs d’informatique pour lesquels il n’est pas évident de trouver des postes !
4) Bonifications éducation prioritaire et ASA :
par décision très récente du ministère, dont l’origine n’est pas claire, à compter de septembre 2026 seuls les collègues enseignant dans les établissements cités dans le BO du 8 mars 2001 (https://www.education.gouv.fr/bo/BoAnnexes/2001/10/encart.pdf) bénéficieront de points EP dans le cadre des mutations et de l’ASA. Le rectorat n’est pas décisionnaire et est contraint d’appliquer cette décision, qui a été communiquée aux établissements dans cette situation.
Il en résultera une perte significative pour la carrière des collègues concernés, notamment dans les établissements ouverts après 2001 et qui connaissent pourtant des difficultés analogues, voire plus sévères. Cette décision est inique et appelle une mobilisation au niveau national.
5) École inclusive :
Comment faire l’inclusion sans des moyens suffisants ? avec des notifications mais sans les heures afférentes ? Résultat : souffrance pour tous, adultes, élèves notifiés et bien sûr les autres élèves qu’on a trop souvent tendance à oublier.
- le Recteur précise que l’inclusion scolaire ne se limite pas à un accompagnement humain (les AESH) mais aussi à une pédagogie adaptée – quand elle est possible ! Trop souvent, les parents traduisent inclusion comme un droit à un AESH.
- le Recteur souligne le manque de places en IME et ITEP (structures médicoéducatives) et l’explosion du nombre de notifications MDPH qui a entraîné une explosion du recrutement d’AESH qui ne suffit hélas pas à satisfaire les besoins.
D’après lui, il faut sans doute s’inquiéter, soit de la situation médicale de nombreux élèves, soit d’un certain laxisme dans les notifications. Dans tous les cas, cela représente un budget conséquent.
6) Retraite progressive :
M. le DRH nous a confirmé que les demandes de temps partiel en vue d’une retraite progressive seraient de nouveau systématiquement accordées cette année.
7) Les lycées professionnels
L’entretien s’est poursuivi par l’évocation des difficultés du secteur professionnel, où l’on déplore une hausse significative des effectifs par classe, du fait d’orientations plus nombreuses en fin de troisième, alors que l’infrastructure en termes de LP et de PLP n’a pas bougé.
Pour le SNALC
Loïc VATIN
Président du SNALC Créteil
Commissaire paritaire





